J’adore M. Pernaut. Tu ne le connais
pas ? Ce monsieur présente, chaque jour de la semaine des travailleurs, un journal télévisé regardé par 8 millions de bons Français qui se lèvent tôt. Il est trop fort ce grand journaliste passionné par l’information. Il ouvre toujours son 13heures par un 3’
sur la météo suivi immédiatement par deux nouveaux 3'consacrés à nos belles régions de notre douce France.
Les sujets, gais et chaleureux, sont aussi fouillés que plaisants. Les envoyés spéciaux deM. Pernaud sont de très
bons reporterres . Ils parviennent chaque fois à taper juste en nous faisant découvrir la vraie France, celle des petites gens qui font
pourtant de bien belles choses. Hé oui, il n’y a pas que Paris dans la vie.
Ensuite, M. Pernaut parle souvent des actions menées par M. Bruni et ses amis. Il nous explique que c’est pour notre bien à nous, les Français qui se lèvent tôt, qu’il doit faire un tas de réformes. Je ne comprends pas toujours tout. Par exemple, quant il parle de relance de la croissance par l’investissement et non par les salaires. Mon mari me jure qu’il a raison. Alors je le crois.
M. Pernaut est souvent en colère contre les cheminots toujours en grève et lesfonctionnaires beaucoup trop nombreux. C’est vrai quoi. Ils ont la sûreté de l’emploi, ils font les 35 heures, ils sont payés et ils n’arrêtent pas de tout bloquer. C’est pas comme ça dans le privé. Moi, mon patron, il m’interdit de faire grève, il me demande de faire des heures supplémentaires (sinon on va fermer) et il dit qu’il ne peut vraiment pas nous augmenter. Que c’est à cause de la crise mais surtout des charges pour payer des fonctionnaires.
J’aime bien M.Pernaut quand il parle de notre carte d’identité nationale. Je ne vois vraiment pas pourquoi on la donnerait à des gens qui ne sont pas français. On a déjà du mal à joindre les deux bouts alors si, en plus, il faut qu’ils prennent notre travail, ça ne va plus du tout. Je ne vois pas pourquoi ils ne restent pas dans leur pays. Moi, si j’avais le choix, j’aimerais bien vivre en Afrique, près des Antilles.
Avant je votais communiste. Mais M.Pernaut m’a bien fait comprendre que ce n’était plus un vote utile, que c’était une autre époque. Avec toute l’insécurité dont nous parleM .Pernaut, et tous ces étrangers qui vendent de la drogue à nos enfants pendant qu’ils touchent le RMI, j’ai bien compris qu’il fallait voter pour M Le Pen. Lui seul peut nous protéger contre les immigrés, la violence et nous donner du travail à nous les Français.
Aujourd’hui, M.Pernaut ne parle
plus beaucoup de lui. Sans doute qu’il est un peu trop vieux. Alors, la prochaine fois, comme monsieur Pernaut parle beaucoup de notre président et de sa si jolie femme, je voterai pour
lui. Ce n’est pas sa faute s’il n’y a pas de travail en France en ce moment. C’est la faute à la crise du monde, aux Américains, aux
Chinois et aux fonctionnaires de l’ANPE qui mettent des posters de Tahiti dans leurs bureaux.
Alors je ne dirai qu'un chose : continuez votre travail M.Pernaut, vous
le faites bien.
Je te préviens tout de suite. Ce papier n’a ni queue, ni tête. Je te l’écris à
intervalles espacés entre mes divers rendez-vous du jour dans la grande ville grise. Là, tu vois, au moment où tu lis ces lignes, j’ai mon petit cul posé sur un strapontin de transport en commun.
Oui. Tu as bien lu. Transport en commun.
J’avais pourtant craché-juré à la chinoise sur la tombe d’Aladieu que je n’y mettrais plus jamais mes
talons aiguilles. Des avatars à caractère météorologique et mécanique sont à l’origine de cet improbable parjure. Un, mon scooter est en phase de profonde hivernation. Deux, mon Dodge ne démarre
plus. Aucune petite main garageuse de ta froide campagne n’accepte de plonger ses sales petites pattes dans du cambouie américain. Je hais tes artisans franchouillards, poujadistes et
xénophobes.
Oui-chef
Excuse une seconde. On m’appelle. Rien de grave. Juste un livreur express qui m’avertit que ma petite
nièce, Julip, a bien reçu l’intégrale de Lost. Tu t’en fous ? Moi pas. J’ai décidé de ne plus rien écrire pour toi. Parce que tu ne le mérites pas. Tu continues, sans broncher, à te
confondre en oui-chef de l’aube à l’aube et à te faire coloscopier avec des balais médiatoc le fondement de ta conscience pensive. Si tu en possèdes encore une. Ce dont je doute en rond comme en
carré.
Pire encore. Tu pratiques avec un zèle bruni l’un de tes sports nationaux préférés. Celui qui t’a rendu si
célèbre dans les années 40 du siècle dernier. La délation. Je viens de me faire éjecter une seconde fois, en deux mois, de FacePlouc suite à de courageuses dénonciations anonymes à mon
encontre.
Dupont-la-joie
Arrête ton cinoche. Ne me dis pas que ça te colle la gerbe. C’est toi, et personne d’autre, qui m’a
signalée aux autorités schpounz du réseau sectaire. Quoi ? Ce n’est pas toi ? Je m’en balance. Je fais comme si. Je suis sûre que tu cautionnes. Je te l’ai déjà écrit. Tu as beau
faire le fier, tu es un faible.
Ce que tu me reproches ? Je n’en sais foutrement rien. D’après mon entourage, tu n’apprécierais pas franchement mes allégations sur quelques cercles d’influence à connotation religieuse fourrée au chaussé-aux-moines ou artistico-grailleuse (cf mon papier sur Johnny à l’Hapiday), mon détournement mineur d’article provincial sur Chantal Goyave ou ma position sur la supposée précocité de l’éjaculation de Laurent Mouchard.
Alors, dupont-la-joie, c’est promis, mon prochain papier ne dira que du bien sur mon prochain. Parole de bad girl qui te la met bien profond.
De quoi crois-tu que je vais te parler petit Français avachi ? Des problèmes de la progéniture de J.H notre chanteur de bal national ? Des millions de vaccins h1N1 que ton pays, grand ami des lobbies pharmaceutiques, cherche à refourguer aux crève-la-faim ? De cette météo pourrie avec laquelle les JT font leur ouverture alors que nous sommes en plein hiver ? De Julien Dray, type que j’aime bien, qui nous révèle que la politique est un métier pourri exercé par des mecs pourris ?
Rien de tout ça camarade. D’abord, je n’ai aucune envie de te parler. Vu que je n’ai pas décuité depuis le 19 décembre au soir, je suis prise d’une légère fatigue aggravée par une fébrilité style meufette en manque. Quoi ? Pourquoi depuis le 19 ? Ignatus de mes deux seins, ton inculture extra-France profonde commence vraiment me faire mal aux nerfs . Depuis le 19, parce que c’est la veille du 20 décembre.
Zam
Tu ne vois toujours pas ?
Mais non abruti, ce n’est pas la Saint-Nicolas. Tu donnes ta langue à ma chatte ? OK. Le 20 desemb, c’est la fête de l’abolition de l’esclavage à La Réunion. Evidemment, toi, blanc bec
iceberguisé, tu n’en a rien à battre. Ton prof d’histoire-géo ne t’en a jamais parlée. Idem pour toi afro-caribéen autocentré sur tes problématiques identitaires antillaises.
Chez nous, le 20 du mois de Noël, c’est le début de la grande teuf de l’année. Et ça dure au moins quinze jours. On se met la tête dans tous les sens. Picole-fumette de l’aube à l’aube. Avec la meilleure beu de la saison. Celle que mon ami Jean-Luc, rasta en recherche inactive d’emploi, a précieusement câliné durant des semaines, celle qui te colle par terre alors que t’as même pas encore essayé de te lever du fauteuil. Du zam, du vrai. Des têtes, rien que des têtes .
Lèche-culerie
Suite à ces abus de conscience, je suis en train de me coltiner une supra séance de rattrapage médiatok. Vu mon état déglingué hépato-neuronal, je t’assure que ça fait mal. D’autant que je suis tombée sur le Figaro daté du 2-3 janvier. Une pure merveille de lèche-culerie avec deux des imposteurs les plus influents du moment : le mari Bruni et le fils Dassault.
Que l’époux de la sœur de la comédienne franco-italienne fasse la Une du journal officiel de l’UMP, rien de très surprenant. Etienne Mougeotte, ex-Télé7jours et Boite à cons, a toujours su, avec une ardeur inégalée, sucer les queues des puissants. Mais que le patron ( ?) de la rédaction de la feuille droitière se fasse pomper son édito par son proprio, ça le fait moyen dans la profession des professionnels de l’in-faux.
Octodégénéré
Serge Dassault, le
taulier donc, a sorti son plus beau mont-blanc pour nous pondre un tissu d’intégrismes néo-libéraux tous plus énormes les uns que les autres. « Je voudrais vous parler d’un
phénomène insidieux, extrêmement grave pour notre avenir… » écrit-il en introduction de sa tribune aveugle où il crache son venin fétide sur, pêle-mêle, les pays émergents (qu’il
entoure de guillemets), les acquis sociaux, la main d’œuvre française, le coût des salaires, la gauche en général, les Cocos en particuliers.
Ne voulant pas t’infliger de trop longs extraits de cette abjecte lecture prostatique, je te résume le raisonnement du vieux. Pour que la France aille mieux, il faut :
L’argumentation de l’octodégénéré, dont l’un des vieux rêves et de faire la totalité de ses journaux sans journalistes, est d’une malhonnêteté intellectuelle aussi puantesque que manipulatrice.
Non-blonds
Faire passer des idées grosses comme ça durant une période trouble, ça ne te rappelle rien camarade ? Mais si. Un type avec une moustache qui n’aimait pas trop les non-blonds. Ni les non-collabos. Comme Marcel, le père de Serge, qui refusa de bosser pour les chemises brunes. Ce qui lui valut, ainsi qu’à toute sa famille, un séjour en pension complète à Buchenwald.
Sans le courage de Marcel Paul, résistant communiste, les Bloch (nom d’origine des Dassault) n’en seraient probablement jamais ressortis. Et le petit Serge ne pourrait point répandre aujourd’hui son vomi populiste dans les colonnes de son insane organe.

lautrinfo.com,
blog crado-couillu sur la
médiacratie, n'a pas attendu la période défaite pour se
mettre la tête à l'envers.
De l'aube à l'aube, nous bousillons nos foies et neurones à grands coups de subtances déparalysantes.
Passer des nuits sans voir le jour (Alain B), pour le meilleur et pour les vampires, tel est notre indéfectible ligne de conduite païenne.
Fin de la zone de turbulences prévue début janvier à une date à définir si AllahDieu nous prête vie jusque là.
En K de panne d'inspiration de démontage de gueule, ne suis surtout pas les conseils festifs pasteurisés du PPP (Parti de la Presse qui Pue).
Achète plutôt ce décapant opuscule, je cite
MISCELLANEES
HALLUCINEES
voyage stupéfiant
au pays des drogues
et de leurs adeptes
(Flamarion/15 euro)
Tout de
suite une parenthèse avant mon papier.
La France qui pue, pays notoirement connu pour son esprit délateur et collaboratif. Stop. Attends une seconde, mon mec (ultra-provisoire) me parle.
(Je t’épargne les détails de la rupture ; juste la table basse Myfab explosée).
« C’est quand même une chance d’être français ». Je rêve. Comment j’ai pu me faire sauter par ce sac à gerbe. Une chance
d’être français ? OK. Inventaire.
Non. Mais pour faire chier, je vais à nouveau appuyer là où ça fait mal. Je
persiste et signe mes précédents écrits qui m’ont valu une exclusion de facePlouc et une mise en garde de mon hébergeur.
(Je t’écrirai mon papier sur la gueule de bois plus tard. J’ai une méchante envie de m’en coller une sévère à la Lib’).

POST RECTUM
IDEES CADEAUX DE NOEL (aux gens que t’aimes)
IDEES CADEAUX DE NOEL (aux gens que t’aimes pas)
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