Texte Libre

Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 18:27
De notre envoyée faciale Laure Cazal,


Désolé pour cette interruption totalement dépendante de ma volonté de vos programmes habituels mais l'info prime sur tout. Notre cher et bien aimé président vient d'être admis, en urgence, au Bal de Grasse, suite à un malaise survenu dans sa résidence surveillée (L'Elysée, Paris, France).

De source autorisée bien informée proche du dossier de la bergère Louis XVI de la chambre nuptiale du Palais, l'individu aurait su-bite-ment perdu connaissance alors qu'il faisait la sieste avec l'une de ses épouses.

Prévenu par le téléphone rose de la présidence, c'est très exactement à 13h69 que l'équipe du professeur Périné, sexologue-urgentiste bien connu des services de sévice, s'est introduite dans la suite du suce-cité.

Fort de sa sexpérience, le médecin, après l'avoir débarrasé de sa courte blouse blanche en soie, lui a immédiatement prodigué un massage thaïlandais suivi d'un bouche à bouche salivateurs. Ayant repris connaissance, c'est un homme visiblement très éprouvé qui a été transporté, sous assistance vibromatoire, à l'unité de soins gastro-polygamique du célèbre hôpital parisien.

Aussi présente qu'active au côté de son époux au moment des faits, Carlita, accompagnée de ses dix amies (Rachida, Rama, Fadela, Laetitia, Etcetéra, notamment), habillée sobrement d'une simple paire de raie-banane noires, s'est refusée à toute pénéclaration. Tout comme le service de fesse de l'Elysée.

Les premiers indices relevés par la division scientifique de la brigade anti-gang-bang seront d'une importance capotale pour la suite de l'enquête. Plusieurs  objets de formes oblongues, une chambrière et une paire d'éperons à molette auraient été saisies sur les lieux.

"Les jours du Président ne sont pas en danger" a tenu à rassurer le professeur Périné.

De son côté, l'ensemble de la classe politiX a  partouzé son émotion avec les proches de la victime. Déesse K, présente à l'Elysée ce week-end pour raisons sexsonnelles, s'est immédiatement rendu au Bal de Grasse, tout comme son compagnon All  Seinclair. : "J'ai déjà connu ce genre d'alerte avec mon amie. C'est quelque chose de très spectaculaire mais c'est un incident très pénin".

Cécilia ex-S n'a pas souhaité répondre à nos sextions. Pas plus que Tabata Boutin et Jessica Chirac.





 




 
Par laure cazal
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 01:38

Quelques take-away média à mettre dans ton sac à plage à la place des maux-fait-chier de Télé7jours : Causette, Standard, Beaux Arts, Le Plan B, terraeco, Pilote, ShoesUp et quelques autres. Bonnes vacances à toi si tu le mérites.

Suite à de fortes zones de turbulences gastriques lors de mes récents périples éthyliques (Jim Harrison, Châtelain, Poum), j'ai décidé, moi-même-en-ce-qui-me-concerne-personnellement, de m'accorder quelques fuseaux horaires de vacances. Je pars, seule comme Gérard Manset, voyager en solitaire. Je pose mes valises (juste un bagage à main) dans mon archipel d'origine une petite semaine. Au menu : civet de chauve souris, scoot sans casque, cul dans l'eau, excursions horizontales, pétanque, apéro-fumette, masque-tuba, poissons grillés, paréo, rhum-arrangé glacé, savates deux doigts, chambre d'amis coloniale.


Je ne lirai aucun journal. C'est ma petite so
eur qui vous commentera l'actualité de notre PPTC (parti de la presse très conne) sur lautrinfo et sur fessebouc (Elle a tous mes codes d'accès, sauf ceux de mon compte courant). Je n'achèterai pas la presse locale (la voix de notre bon France Albert René) et allumerai la télévision exclusivement pour visionner les derniers téléfilms bolywoodiens non-soustitrés.


J'emporte cinq bouquins (romans et BD) : "Putain d'Olivia" (Mark Safranko/13 e note éditions), "Trente ans et des poussièr
es" (Jay McInerney/points), "Eloge de rien" (Anonyme/Allia), "Aya de Yopougon" (M.Abouet-C.Oubrerie/Bayou), " Fumeurs, vengeons-nous" (E.leboro-L.Istrac/Pascal Petiot Editions). J'hésite à ajouter un volume de "La Comédie humaine" ré-éditer par Le Figaro et préfacé par ce dragueur de première de Jean d'Ormesson (Il est de droite mais il est franchement fendard en tête-à-tête).

Côté musique, juste l'essentiel : tout Bashung, tout PJ Harvey, Beck (sélection), M'bapé (sélection), Danyel Waro (sélection), Bjork (sélection), Alain Péters, Zong, Arno (reprises), Pete DohertyJ (dernier album), Julien Dor
é (j'déconne). A propos : j'ai discuté avec un(e) réal qui vient de bosser avec la Bourguoin. Confirmation de mes pré-pensées, c'est bel et bien une vraie chieuse. Mais j'en ferai quand même bien mon quart d'heure.

 

Orgasme médiatique


Inconscience professionelle oblige, je te demande de rester un observateur vigilant du PPTC durant mon absence. Notamment sur certains de ces sujets : rachats des Inro-cul-cul-tipbles par un banquier (un de plus), Val à France-Inter, acharnement médiatique sur Julien Dray, éviction prématurée de  de Carolis (mi-aout a priori), Frédéric Mitterrand au culture club (trop classe le n'veu), prise d'otages de patrons et bombes dans les usines, l'Afrique en général.

Sinon, et c'est bien là l'essentiel, plutôt que de mater à la plage les gonzos et les gonzesses, cachés derrière tes maux fait-c
hier télé7jours (bis, je l'aime bien celle-là), je te livre quelques lectures INDISPENSABLES actuellement en kiosque (ou plus):


- Causette (N°3) : Bérangère Portalier et ses amazones continuent leur croisade anti-journalisme mou. Exigeant bordélique, impertinent argumenté, investigateur troisième degré, le magazine "plus féminin du cerveau que du capiton" est un authentique orgasme médiatique. Parmi les passages obligés de ce bimenstruel obligatoire : papier contreculture sur Bégaudeau, portrait vachard de la vamp' Christine Lagarde, opinion très sensé sur l'utilité du terrorisme, édito irono-couillu  (la burqua, c'est lourd quand c'est mouillé, après la baignade), horoscope post-baroque, dossier au poil sur le poil. Avec en prime la photo de mon mec page 6.

- Beaux Arts magazine (numéro spécial été) : Le seul canard qui nous parle du beau sans se masturber les neurones. 50 pages consacrées à l"art et censure". Toujours aussi bien écrit, anglé à souhait, super-hypra informé, BAM nous en colle plein nos lunettes-loupe. Sérieusement sans se prendre au sérieux. Un produit presse rare.

- Courrier International (à commander chez l'éditeur) :   Excuse-moi partner mais j'aurais du t'en parler avant, le numéro "Ou va la presse" du Courrier n'est plus en kiosque. Adresse-toi à l'éditeur. Ce spécial journaleux dresse un bilan décapant de l'état de notre confrérie dans le monde. 20/20 à toute la rédaction. Plutôt que de perdre de l'argent et du temps à l'ESJCFJCELSAE, apprends-le par coeur. Et tu nous pondras peut-être un truc qui marche mon garçon. A envoyer d'urgence à PDPA, Laurence Lamborghini, Lech Elkabach, Laurence Jofrin, Adolph Val, Christian Bayrou-Barbier, Jean-Pierre Pastis, Verge Moati, Yves Calvici, Erika(s) Zemour-Nolo (siamois transexuels), etc PPTC. 


 
-
Et aussi et toujours : Standard (numéro "spécial fesse" classieux-irrévérencieux), Plan B (cahier d'été "le journalisme sans peine)",pilote (69 année érotique en partenariat avec France 5), terraeco (journal écolo non prise de tête avec un bon sujet spécial Californie/pas cation), Siné Hebdo (irrégulier), CQFD, Citizen K, Shoes'up (magnifique Une collector), Chronic'art, Le Tigre (top encore), Télérama (mais non ducon !). 


NDLB : j'ajouterai des photos lorsque j'aurai retrouvé mon photographe.

LIENS INDISPENSABLES

www.brindecausette.fr
Facebook : "Les copine de Causette"
www.editions-chronique.com
www.leplanb.org
www.standardmagazine.com
www.terraeco.net
www.chronicart.com
www.le-tigre.net
www.leuropeen-web.eu

LIENS SUPERFLUS

www.telerama.fuck-you.fr
www.philippe-val.pasnetdutout
www.vosges-crotin.fr
www.laboite-a-cons.tf1.fr
www.lefigaro.ump.fr
www.media-crad.plenel.con
www.latribune.medef.fr











 

Par laure cazal
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 00:00

Tu es nombreux à ne pas avoir tout compris les derniers épisodes de lautrinfo. Pour te remettre définitivement dans le mouv'de l'info molle, je te publie aujourd'hui un papier rewrité sur le pourquoi du comment de la naissance de ce blog. Je te vois venir. Tu vas me dire, Lolo, tu fais comme à la télé, tu profites des congés payés pour tomber dans le facilisme de la redif'. C'est un peu vrai mais pas complètement.

Si je te propose ce papier grille d'été, c'est, dabord pour ce que je viens de t'expliquer. Ensuite parce que je pars en villégiature chez mon ami Jim Harrison dans le Michigan. Grand amateur de vins fins français (3 Côte Rotie/ jour), mon vieux poto - rencontré à Paris il y a 4-5 ans lors d'une soirée branchouillo-snobininissime que nous avons fuie au grand galop sur un Cheval Blanc 1976 - mon auteur adoré-préféré est aussi un observateur éveillé de notre patrimone journalistique national.

Je lui apporte donc une bonne dizaine de kilos de notre presse diverse et avariée. J'ai même pris le Fig'Mag (excellente IITV de Spielberg), Le Courrier International (Dont l'avant dernier numéro gigantesque consacré au journalisme dans le monde), Citizen K en VF (papier jubilatoire sur les bourgeois), Les Inrocks (juste pour le CD), Le Plan B (à acheter d'urgence), Shoes Up (Une collector), France-Soir (Gros titres puantesque sur Dany le vert et lèche-talonettes sur Sarko), Libé (avec les éditos de Jauffrin), etc.

Tu vois chéri, je ne chômerai pas. D'autant que Big Jim  ne va pas ménager mon p'tit corps. Entre les balades interminables, avec ses chiens,  au bord de ses lacs préférés et les aller-retour living-cave que je me taperai inéluctablement, Je risque de rentrer mon kaz kapital la frans' ek gros' fatig dan band zamb' é coco.

Mais t'inquiète. je t'enverrai tout de même, de manière plus ou moins espacée, des commentaires sur notre PPTCF (Parti de la Presse Très Conne Française). Comme promis, tu finiras par avoir tes enquêtes sur France-Matin et Vosges-Soir. Je parlerai aussi de nos amis journaleux Belges car je fais un stop de 48 heures à Bruxelles.

En attendant, et c'est un ordre nord-coréen, lis le papier qui suit. Bonnes vacances pour ceux qui en ont les moyens.
 
Non, ceci n'est pas, et ne sera jamais jamais, un blog d'infos comme les autres. Ex-journaliste, incendiée volontaire d'une profession plus que jamais en panne sèche d'inspiration, ma mission est de la réveiller. En portant un regard critique sur les médias. Mais aussi et surtout en proposant une nouvelle façon d'aborder l'actu.


Le couloir des de la mort des idées ne hante pas
uniquement la presse quotidienne régional. Il s'est installé partout, hormis peut-être dans quelques radios.  Un exemple hautement révélateur de ce nouveau journalisme mou : "Libération".
Référence absolu de la presse écrite fin des années 80 - début des années 90, le quotidien dirigé par Joffrin n'est plus que l'ombre imaginative de lui-même. On ne lit plus Libé avec gourmandise, on le survole du bout des doigts, animé d'un sentiment mélangé de frustration et de colère. L'info plate y règne sans partage. Pacadis and co se retournent chaque matin dans leur tombe à la sortie des rotos.

L'OL de la presse

D'accord, la feuille de la rue Béranger reste moins pire que ces petits frères. Ce n'est pas une excuse. Surtout pas. Au royaume des sourds, les sonotisés sont rois. Un peu comme en foot. Tandis qu'Aulas s'évertue, avec  arrogance, à nous faire croire le contraire, notre Ligue 1 n'est qu'un clone aseptisé des championnats anglais, espagnol, italien, allemand et sud-américains.

Libé, c'est notre OL du journalisme. Une équipe superficielle surestimée, sans relief, ni fantaisie. Une équipe suivie par Figaro-Marseille, La Croix-Bordeaux, L'Huma-Lille, Le Parisien-PSG, Monanco-Le Monde. Bien triste compétition.

Sans oublier notre bonne vieille Ligue 2 : la PQR. Dirigée par des roitelets à l'ouverture d'esprit aussi affutée qu'un coupe-papier de brocante, elle s'enlise, chaque jour davantage, dans l'uniformité et la stérilisation des idées. Il n'est pourtant pas très compliqué de faire de la bonne info de proximité. Encore faut-il le vouloir.

La concentration des principaux titres de province entre les mains de quelques nababs aussi conviviaux que des chefs de banque, est bien entendu l'une des raisons majeures de cet insupportable écueil journalistique. Mais ce n'est pas la seule. Anesthésiés par la frilosité chronique de leurs red'chefs et la hantise de perdre leur job, les journalistes provinciaux, tout comme leurs confrères parisiens, s'inscrivent dans une logique permanente de service minimum de la presse. Ca carbure dure à l'auto-censure et, dommage collatéral, à la paresse investigatrice.

Alain B. réchauffé


Dommage. Mille fois dommage. Car beaucoup d'entre eux sont de vrais-bons journaleux. Seulement, face à des patrons qui ont délibérément opté pour la mort à l'amour du risque, ils sont camisolés dans un triste petit confort de cadre moyen du clavier.
Un exemple plus très récent mais hautement révélateur. En bon fan qui se respecte j'appelle, à l'occasion de la mort de Bashung, un pote qui sévit dans un quotidien de l'ouest qui ne paraît pas le dimanche. je lui demande : "Vous titrez quoi demain (lundi) sur Alain B"? Connaissant ma fibre journalistique et mon total respect pour l'artiste aux tiags, il me répond détaché-dépité : "Pas de titre en Une. Le red chef estime que c'est du réchauffé". "Osez" chantait pourtant le poète.
Regardant le même jour, le journal Benoit16 de 20 heures sur France 2, j'informe mon pote par sms que le prompteur-man a ouvert sa grand messe par un sujet de presque 10 minutes sur le chanteur. Il me répond,avec un sens du recul intacte, "vive le service public". Pendant qu'il existe encore. On y reviendra plus tard (sur le service public et sur le journal en question).

Alors comment ? Comment s'informer dignement, sans s'emmerder, en retrouvant le plaisir de lire ou d'entendre ? Pas simple. On écarte d'emblée Les Charlie Hebdo et Canard enchaîné dont on connait trop bien les copinages douteux. On se méfie définitivement des vrai-faux site tapageurs Rue 89 ou Bakchich.Et on ne lit définitivement plus les hebdos. Pas même Politis dont chaque lecture nécessite la prise d'un puissant antidépresseur.

Le Tigre and co


Donc je répète, Comment s'informer dignement ? On a de l'affection pour des titres alternatifs comme CQFD ou  Le Plan B. Mais pas pour La Décroissance. Son perpétuel je-suis-anti-tout so insidieuse façon de s'évertuer à tenter de modeler nos comportements de vie finit par nous gaver. On leur préfère, de très loi Le Tigre, Chronic'art (pas Technikart, une initiative pourtant courageuse à ses débuts), XIII, Brazil (pour le ciné exclusivement-malheureusement), FauxQ (pas GQ), Z, Standard, Causette. Seul bémol : leur périodicité. Beaucoup trop espacée.
Ces magazines ont les mêmes vertus cardinales journalistiques : informatifs, ouverts, élégants et surtout, terriblement bien écrits.
Alors, je le re-répète : comment s'informer dignement ? Paradoxalement, en se tournant du côté de la TSF à papa et de la petite lucarne. Des gens ou des émissions, chacun à leur manière, ont l'immense mérite de rendre notre temps de cerveau disponible à l'ouverture d'esprit, la déconne, l'échange, la réflexion, le ludique.

Bien qu'inégaux, Les Guignols font aujourd'hui figure d'OVNI médiatique dans la télé comme les autres qu'est devenu Canal (SOS Les Nuls, De Caunes-Garcia). Idem pour Tadéï, Canteloup, Guillon et quelques autres gens de France Inter pour laquelle on envisage probablement le pire (Cf Val).

Ruquier mine de rien
 
Si, coté animateurs, Karl Zéro justifie  pleinement son nom, tout comme Ardisson ou la bande molle branchouilleuse de midi à C+, Laurent Ruquier mérite qu'on s'intéresse à son cas. Ok ses équipiers ne tiennent carrément pas la route. En particulier le médiocre et surexposé tandem Zémour-Nolo (Désolé, connais pas l'orthographe de leurs noms.

Mais Ruquier. Mine de rien, sous ses airs de premier de la classe du chambrage, il assure le coco. Car, tout en invitant un peu trop souvent ses copains, il donne la parole à un maximum de monde issu d'un maximum d'horizons. Et ça chauffe parfois, assez sérieusement d'ailleurs. "On n'est pas couché" est probablement le dernier endroit du PAF ou les invités quittent le plateau en pleine émission (quasiment du jamais vu depuis le culte du culte "Droit de réponse"). Le tout enrobé sous l'oeil affolé-complice du Ruquier qui a le double mérite d'être à la fois documenté et alimenté en textes bien écrit.

Oui. Vous avez bien lu. C'est aujourd'hui, en radio ou en télévision, qu'on écrit encore le mieux. Tout est à refaire pour la presse papier. Alors, au boulot.


Laure Cazal
Par Laure Cazal
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 01:58



Je te l'annonçais il y en avant première sur facebook (cf mon profil) mais aucun fesseboucoeur n'a réagi à l'info. "Le Parisien-Aujourd'hui Enfance" en a pourtant fait sa Une (+ deux pages intérieures) dans sa dernière édition dominicale. "Rayner va révolutionner le transport aérien" titre le quotidien discount.

Oui, la comagnie de Michael O'Leary, membre du très convoité top 10 des hommes les plus riches d'Irlande, prépare bel et bien une authentique révolution : faire voyager une partie de ses clients debout. Pourquoi pas sur l'aile ou dans le train d'aterrissage. Ha non. L'idée a déjà était expérimentée, à l'insue de leur plein gré,  par plusieurs conglomérats aériens du réseau françafrique.

Rappelons également, si je ne me trompe pas, que des voyages organisés très spéciaux ont connu un fort taux de remplissage dans les années 40 (siècle dernier) entre la France et l'Allemagne. L'offre se limitait malheureusement à un aller-simple. Normal. C'était gratuit. Les passagers voyageaient debout. Dans des wagons à bestiaux.

Bravo à M. O'Leary. Bravo au "Parigo zordi enfance"qui précise dans un encadré : "des économie sur tout sauf sur la sécurité (...) à force d'afficher des tarifs ultra-compétitifs et de soumettre leurs flottes à de fortes cadences, les compagnies à bas coût inspirent souvent peu confiance. A tort".

Devant un tel enthousiasme, on espère dur comme air que, désormais, tous les envoyés spéciaux du Parisien (s'il en existe encore), réserveront une place debout sur Rayner lors de leurs prochains publi-grands-reportages.

                                                              Laure Cazal



 
Par laure cazal
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /2009 21:10

    

Charles Enderlin, le grand, l’unique, le seul, m’a accordé une interview expresso alors qu’il est en pleine rédaction de son prochain bouquin. Je vous livre, sans changer la moindre virgule, le résultat de mon libre échange avec le Monsieur Proche-Orient du PAF. Questions flash, réponses cash.

(Re)bonjour Charles,

Merci de m'accorder cette ITV. J'ai beaucoup de respect pour toi. Comme
je te l'écrivais tout à l'heure, tu me fais vibrer jusqu'au bout de mes
faux ongles à chacune de tes interventions. Voila pour le cirage de pompes (mérité). Tu l'auras sans doute compris, je ne veux pas te faire une ITV sur le Proche-Orient. Ni sur la polémique dont tu as été victime.
Je t'explique : j'ai écrit une vingtaine de questions sur des post-it, je les ai pliés en
quatre, mis dans un sac plastik et tirés au hasard. Je te les livre donc
en plein désordre. N'hésite pas à te lâcher. Merci encore à toi et un bravo
très sincère pour l'ensemble de ton oeuvre que, je l'espère, tu
poursuivras le plus longtemps possible.

Prêt ? Let's go.

1. Tu fumes beaucoup ?
- Charles Enderlin : plus depuis cinq ans

2. D'où vient ta voix ?
- Apparemment de mes gènes

3. C'est vrai que tu faisais médecine à Nancy en 68 ?
- Oui.

4. Dany aux Européennes, tu en penses quoi ?
- Sympa

5. C'est confortable un kiboutz ?
- Avec 2B. Ca dépend lesquels...

6. Quel est le dernier journal français que tu ais eu entre les main ?
- Les journaux papiers n'arrivent plus en Israël. Je reçois les hebdos et
j'ai un abonnement au Canard.


7. C'était bien (le journal) ?
- Le journal de Carla.

8. Ton vin préféré ?
- Le grand Castel qu'un copain produit à côté de Jérusalem.

9. Où va France 2 ?
-  ????

10. Tu les fais rires, les femmes ?
- Je ne sais pas, faut leur demander. La mienne, oui.

11. Raconte-moi une blague ?
- Colonies.

12. Ferais-tu un bon guide touristique à Gaza ?
- L'armée ne me laisse pas entrer dans Gaza car je suis double national. Mais, s'ils me laissent...je connais de bons restaurants.

13. As-tu peur de l'avion ?
- Non.

14. Dieudonné : marrant ou pas ou plus ?
- Pas du tout.

15. Un journaliste pour lequel tu as de l'estime ?
- Chez les anciens, Jean Lacouture. Aujourd'hui, René Backmann de l'Obs.

16. Où pars-tu en vacances ?
- En France.

17. Frédéric Mitterrand à la Culture ?
- Oui? On verra.


18. Charlie ou Siné ?
- Charlie.

19. Val ?!?
- Connais pas.

20. Journaliste sportif, t'aurais eu moins d'ennui(s) ?
- Le patinage artistique.


21. Tu regardes quoi à la télé ?
- Pas le temps en ce moment je termine un bouquin.


22. Ton actrice américaine préférée (moins de 40 ans) ?
- Tant pis pour l'age: Julia Roberts.


23. Une dernière pour la route : pose-toi la question que tu veux ?
- Les mauvais journalistes me demandent quelles questions ils doivent me
poser.

Question subzidière : que penses-tu de l'état de la presse en France ?
- Cata

Bye bye
Charles

 

Par laure cazal
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  • : Bad girl du clavier, je me bats avec mes talons aiguilles pour que la presse française redevienne une presse lisible.

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