Pourquoi
la presse franco-britannique a-t-elle été si fascinée par les éventuels guili-guili de Giscard d’Estaing avec la Diana ? Très franchement, jene saisis pas. VGE, comme la quasi-totalité des
hommes politiques, a toujours bandé comme un cerf. On lui prête de très
nombreuses liaisons extra-Anne-Aymone. Celle, notamment, avec l’ancienne comédienne Marlène Jobert, avait fait pas mal de bruit. « C’est un séducteur, il avait une fascination fétichiste pour les jambes ». Jean-Pierre Corcellette, le biographe de l’Ex, résume la situation de façon très courtoise. Tout
comme lematin.ch, vénérable site du non moins
vénérable quotidien suisse, qui parle d’un « véritable coureur de
jupons ».
Que d’hypocrisie dans le verbe de mes confrères. Merde quoi. Appelons une chatte une chatte. L’accordéoniste de Chamalières n’a pas usé ses fonds de string léopard sur les bancs de X pour rien. Le polytechnicien était un tombeur de première.
Ma grand-mère Colette (83 ans) a beau se montrer sceptique (« Quitte à faire,
j’aurais préféré Chirac »), c’est un secret de bagatelle.
Les hommes de pouvoir aiment la baise. Point barre.
Et c’est vieux comme le plus ancien métier de mes amies les putes. Un exemple, juste un. Pour l’aristocratie citadine hindoue du IIIème siècle, la sexualité était une preuve de bonne éducation et de pouvoir politique. Ce n’est qu’au contact des missionnaires chrétins que la chair a perdu ses sens vertueux. En bon catho faux-cul de la haute qui se respecte, Giscard a tout simplement remis à sa juste place cette bonne vieille vénération de l’érotisme.
Les décideurs veulent tout contrôler. Y compris nos capitons. Nous les faisons bander. Tant mieux. Qu’ils soient beaux ou laids, on craque. Regarde la Bruni. OK, son CV vaginal ne tient pas sur une page A4. Mais qui aurait parié une roupie seychelloise qu’elle finirait sous la couette d’un nain napoléonien ? Obligé de mettre des talonnettes le mec. T’imagine lorsqu’il la prend en levrette, debout, dans les restrooms du Fouquet’s. Monsieur en talon aiguille et madame en mules 3 Suisses. Du pur glamour.
Alors franchement, que Didi se soit kamasutraïsée Gigi, ça ne mange pas
de pine.
Le Daily Mail a beau évoquer « l’imagination
débridée d’un Français qui prend ses désirs pour des réalités », j’y crois à donf.
Même ce grand gland de Stéphane Bern est dakodak avec moi. « Je ne pense pas
que Giscard ait assez d’imagination pour inventer cette histoire ». La
sentence du bouffon des rois est sans appel : d’Estaing est un très mauvais romancier.
Pour en revenir à mes confrères anglais, je tiens juste à leur livrer ce message. Celui d’une femme, divorcée, donc fragilisée, qui connait l’insupportable réalité d’un mariage foireux avec un grand con. Votre chauffarde du pont de l’Alma avait mille et une bonnes raisons d’aller voir ailleurs. Très sincèrement, et là je m’adresse à toi mes lectrices, ça te dirait de faire une pipe au Princes Charles ? Dégueulasse, hein ? A partir de là, VGE ou un autre, la Lédidi pouvait se permettre n’importe quel écart. Il en allait de son équilibre psycho-sexuel.
Quoi ? Comment ? Je suis dans le bureau, je bosse, parle plus fort.
Quoi ? T’as la gaule. Ça tombe bien, j’ai fini mon papier. J’arrive Jo.
laure cazal
Sources : lematin.ch, booksmag.fr, marianne.fr, dailymail.co.uk (les commentaires des internautes au bas du papier du site britannique sont succulentes).
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