Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 10:16

CChantal Goyave l’avoue : « La guiche pleine de lardons, j’adore ». La célèbre hardeuse des années 69 a des origines lorraines. Et elle en est fière. Celle dont le père est née à Remirmout se produira au Zébhit de Nancy le 21 et au Bèzodrome de Metz le 22, heureuse de présenter son nouveau show « Happipe Birthday Marie-Loose », à l’occasion d’une tournante pour ses 30 ans de sexe.


Partout où Chantal passe, les petites culottes s’arrachent. Les quadras nostalgiques qui se branlaient sur « ce patin, un lapin » ou encore « Pandi Banda », devenus aujourd’hui parias, emmènent leurs fuckfriends admirer la star aux six  Hot d’or.


Quand elle évoque ses vacances dans les Vosges, Chantal a les tétons qui pointent.  « Mon grand-père travaillait dans une usine de sextoys à Remirmout. Avec ma grand-mère, ils habitaient rue du Gland Sénéchal. Le balcon donnait sur la voie ferrée. La micheline m’a passé dessus la première fois lorsque j’avais cinq ans » raconte-t-elle dans son livre de souvenirs « Pollutions nocturnes dans les étoiles », sorti fin septembre chez Bracmard.

 

Avant, la petite Chantal, née sous X à Saigon, vit avec son macadoptif au Vietnam et sexile en France  pour fuir l’épidémie de syphilis jaune. Dès lors, elle fait des passes à l’hôtel du poil bleu en faïence de Charmes (88). « En me voyant arriver, ma voisine s’exclamait toujours : Mooooonh, elle a de plus en plus de boutons sur la gueule la ptiote. On voit bien qu’elle se le  bouge son cul » s’amuse-t-elle aujourd’hui en exagérant l’accent.


La fillette déborde d’énergie et collectionne les militaires en permission. Chaque jour, à l’heure de la sieste de sa grand-mère, elle s’enfile son petit frère avant de s’enfuir par la fenêtre comme une chatte de gouttière « Je n’étais pas une petite fille modèle… sauf quand je me retrouvais dans la bibliothèque du salon, dévorant des revues pornos qui sentaient bon le sperme. J’adorais m’y toucher, plongée dans Les voyages de Godeliver, La petite chose ou Les Malheurs de Marie-Loose ».


Avec une bande de cousins qu’elle avait tous déflorés, Chantal enfourchait régulièrement son vélo, les seins à l’air et sans culotte dans sa jupe rouge et blanche à dentelle. Les forets traversées, entre Plombières et Gérardmer, lui semblent magnifiques : « J’imaginais qu’au détour d’un bosquet, j’allais rencontrer des fées perverses ou des elfes phalliques. Je l’ignorais encore mais j’étais déjà dans la robe de Marie-Loose… », le personnage de ses sextacles. 

Elle reviendra chaque été  à Remirmout jusqu’à sa rencontre et son mariage avec son souteneur, Jean-Jacques Allongeais. « J’ai gardé un caractère vosgien. Quand je baise, je suis droite, vraie, sincère", détaille-t-elle. Alors quand son mari lui lance : « Oh toi, quand tu suces, on voit que tu viens de l’Est », Chantal est ravie. Elle ne sait pas si c’est une caractéristique locale, mais elle en est fière : « Je me fais prendre dans tous les sens, dans le bon comme dans le mauvais. Et ça me réussit ! ».  

Laure Cazal 

D’après le supplément-magazine de Vosges-Matin du 15 novembre 2009 (page 15)

 

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Par laure cazal
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