De quoi crois-tu que je vais te parler petit Français avachi ? Des problèmes de la progéniture de J.H notre chanteur de bal national ? Des millions de vaccins h1N1 que ton pays, grand ami des lobbies pharmaceutiques, cherche à refourguer aux crève-la-faim ? De cette météo pourrie avec laquelle les JT font leur ouverture alors que nous sommes en plein hiver ? De Julien Dray, type que j’aime bien, qui nous révèle que la politique est un métier pourri exercé par des mecs pourris ?
Rien de tout ça camarade. D’abord, je n’ai aucune envie de te parler. Vu que je n’ai pas décuité depuis le 19 décembre au soir, je suis prise d’une légère fatigue aggravée par une fébrilité style meufette en manque. Quoi ? Pourquoi depuis le 19 ? Ignatus de mes deux seins, ton inculture extra-France profonde commence vraiment me faire mal aux nerfs . Depuis le 19, parce que c’est la veille du 20 décembre.
Zam
Tu ne vois toujours pas ?
Mais non abruti, ce n’est pas la Saint-Nicolas. Tu donnes ta langue à ma chatte ? OK. Le 20 desemb, c’est la fête de l’abolition de l’esclavage à La Réunion. Evidemment, toi, blanc bec
iceberguisé, tu n’en a rien à battre. Ton prof d’histoire-géo ne t’en a jamais parlée. Idem pour toi afro-caribéen autocentré sur tes problématiques identitaires antillaises.
Chez nous, le 20 du mois de Noël, c’est le début de la grande teuf de l’année. Et ça dure au moins quinze jours. On se met la tête dans tous les sens. Picole-fumette de l’aube à l’aube. Avec la meilleure beu de la saison. Celle que mon ami Jean-Luc, rasta en recherche inactive d’emploi, a précieusement câliné durant des semaines, celle qui te colle par terre alors que t’as même pas encore essayé de te lever du fauteuil. Du zam, du vrai. Des têtes, rien que des têtes .
Lèche-culerie
Suite à ces abus de conscience, je suis en train de me coltiner une supra séance de rattrapage médiatok. Vu mon état déglingué hépato-neuronal, je t’assure que ça fait mal. D’autant que je suis tombée sur le Figaro daté du 2-3 janvier. Une pure merveille de lèche-culerie avec deux des imposteurs les plus influents du moment : le mari Bruni et le fils Dassault.
Que l’époux de la sœur de la comédienne franco-italienne fasse la Une du journal officiel de l’UMP, rien de très surprenant. Etienne Mougeotte, ex-Télé7jours et Boite à cons, a toujours su, avec une ardeur inégalée, sucer les queues des puissants. Mais que le patron ( ?) de la rédaction de la feuille droitière se fasse pomper son édito par son proprio, ça le fait moyen dans la profession des professionnels de l’in-faux.
Octodégénéré
Serge Dassault, le
taulier donc, a sorti son plus beau mont-blanc pour nous pondre un tissu d’intégrismes néo-libéraux tous plus énormes les uns que les autres. « Je voudrais vous parler d’un
phénomène insidieux, extrêmement grave pour notre avenir… » écrit-il en introduction de sa tribune aveugle où il crache son venin fétide sur, pêle-mêle, les pays émergents (qu’il
entoure de guillemets), les acquis sociaux, la main d’œuvre française, le coût des salaires, la gauche en général, les Cocos en particuliers.
Ne voulant pas t’infliger de trop longs extraits de cette abjecte lecture prostatique, je te résume le raisonnement du vieux. Pour que la France aille mieux, il faut :
L’argumentation de l’octodégénéré, dont l’un des vieux rêves et de faire la totalité de ses journaux sans journalistes, est d’une malhonnêteté intellectuelle aussi puantesque que manipulatrice.
Non-blonds
Faire passer des idées grosses comme ça durant une période trouble, ça ne te rappelle rien camarade ? Mais si. Un type avec une moustache qui n’aimait pas trop les non-blonds. Ni les non-collabos. Comme Marcel, le père de Serge, qui refusa de bosser pour les chemises brunes. Ce qui lui valut, ainsi qu’à toute sa famille, un séjour en pension complète à Buchenwald.
Sans le courage de Marcel Paul, résistant communiste, les Bloch (nom d’origine des Dassault) n’en seraient probablement jamais ressortis. Et le petit Serge ne pourrait point répandre aujourd’hui son vomi populiste dans les colonnes de son insane organe.
Derniers Commentaires